Was Peche

L’été en Novembre aux Bijagos

mardi 23 décembre 2014 par Pesca

On a mit un peu de temps pour le faire, mais voila enfin le CR après notre séjour aux Bijagos. Avec mes deux collègues de voyage, on a rédigé ce CR ce qui fait que le "je" sera des fois Chris ( collègue Corse ), Ju ( collègue de Marseille ) ou moi ( celui que vous connaissez ^^ )

Bonne lecture

Tout voyage doit se préparer pas mal à l’avance et pour ça on a été plus que prévoyant. On avait déjà arrêté la destination 1 an ½ plus tot. Après plusieurs coups de fils entre nous ça se décide pour début Novembre 2013 sur l’ile de Kéré aux Bijagos avec Christophe. 1 petit mois plus tard, c’est Ju qui nous rejoindra dans notre trip exo.

Maintenant que la team était bouclée, il ne restait plus qu’à préparer tout le matos que l’on allait prendre et pour ça, pas de souci on a été très bon, voir un peu trop avec tous les leurres que l’on a pris mais comme on dit « qui peut le plus peut le moins ».
Nous voila la veille du départ, je récupère Chris à l’aéroport en provenance de Corse et nous rentrons chez moi finir les bagages et les Rod Case. On va partir light avec 14 cannes ( on a bien fait car mes collègues de voyage en casserons rien que 4 ^^ )

Maintenant, comme tout bon voyage en Afrique, on se doit d’aller dans un resto manger une bonne cote de bœuf / os à moelle avant le départ car pendant notre séjour ça sera régime uniquement à base de poisson.

Dimanche matin, le réveil sonne ( même s’il n’a pas vraiment besoin ), Ju nous rejoint chez moi et ça y est, on part direction les Bijagos. 3 heures d’avion plus tard, 8 heures d’attente à Casablanca, de nouveau 2H30 d’avion, 1H30 d’escale, 2 H d’avion, vous l’avez compris un long trajet fatiguant nous arrivons enfin à Bissau, magnifique aéroport international.

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2 bakchich plus tard, nous voilà en dehors de l’aéroport, nos bagages presque pas scannés et déjà dans le taxi pour un trajet d’environ 1H30/2H sur une magnifique autoroute africaine. Il est 5H30 du matin, on va dormir 2 heures, une bonne douche et un petit déj et nous voila déjà à bord de la pi
rogue qui nous mènera jusqu’à Kéré.

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1H30 plus tard, on commence à voir un petit bout d’Ile qui se dessine à l’horizon, on demande au marin, oui c’est bien Kéré. Le cœur commence à palpiter de plus en plus fort, ça y est on y est enfin ! En arrivant par "le large", on aperçoit une petite ile verdoyante et sans aucun vie humaine.

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Plus on avance et plus l’ile nous montre les secrets qu’elle contient. Des silhouettes commencent à apparaitre, des Kayak et des pirogues sont sur la plage, ouf c’est habité

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Comme nous débarquons sur l’ile, nous sommes accueillis par Jérémy ( guide de pêche français qui est entrain de faire ses armes la bas et qui viendra pêcher avec nous quelques journées ) ainsi que les membres du staf du camp de pêche. Viviane nous attend au bar pour nous proposer une boisson de bienvenue, ça sera le début d’une longue histoire avec ce bar …

Après avoir fait honneur à ce pot de bienvenue, nous rejoignons nos « paillotes » qui nous seront attitrées pour tout le séjour.

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Pas le temps de respirer que nous sommes déjà entrain de monter nos cannes, préparer nos leurres et affuter les hameçons pour une première partie de pêche autour de l’île. Pour notre voyage, nous avons 7 journées de pêche de prévu et 1 journée « libre ». Nous diviserons cette journée de temps libre en deux demies journées, celle de notre arrivée sur le camp et celle juste avant notre départ. Je n’ai pas encore monté ma canne que Ju est déjà attelé au premier poisson du séjour, une carpe rouge qui se baladait dans les cailloux le long de l’île. D’autres poissons viendront se frotter à nos leurres mais sans se piquer. Afin de découvrir notre nouveau terrain de jeu, nous partons faire le tour de l’ile avec Jérémy pour essayer de faire quelques fishs. Bon nombres de chasses éclateront autour de nous sans pour autant arriver à piquer ces poissons ( carangues et barracuda ) mais cette activité nous boost un max !

Un peu plus tard, au couché de soleil, Ju tapera 2 barras devant la plage où est situé le bar, le séjour commence pas si mal !

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Chapitre I : L’art du Pique Nique ( par Olivier )

A chaque journée de pêche il y avait une chose dont on était sur, c’est que l’on allé faire un pique nique sur une plage magique. Cependant, il y a des petites choses qui peuvent rendre un pique nique mémorable.

Tout commence normalement avec un départ à 8H30 du camp. On part direction plein Nord pour essayer de trouver des eaux propres et la journée sera dédiée au lancer. On arrive devant l’entrée d’une lagune, quelques roches volcaniques et palétuviers sortent de l’eau, ça pu la carangue ! Pour assurer Ju monte une grosse canne et lance le premier dedans et BINGO, premier poisson de la journée ! Une pêche tout en force pour arriver à la sortir de ce terrain hostile, parfait pour se mettre en jambe !

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On continu de prospecter autour des cailloux et je me prends moi aussi ma première boite ( et au passage mon premier poisson au popper depuis les X années que je pêche)

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Et Ju remet le couvert.

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Les sourires sont sur tous visages, la journée commence bien mais Chris est encore bredouille à ce moment la. Armondo nous rapproche de la cote, décide de mettre l’ancre et dit à Chris de lancer « la ». Quand Armando dit de lancer à un endroit, mieux vaut l’écouter. Chris s’exécute et 5 secondes après se retrouve pendu à une grosse carangue. Armando me fait signe de lancer derrière car il y en a d’autres. Les 6/7 secondes que je « perds » à remonter mon leurre et le lancer en direction du poisson ne me permettrons pas de piquer un poisson suiveur.

Chris est toujours attelé à son poisson, avec Ju on arrête de pêcher pour qu’il puisse le combattre plus facilement. Faut dire qu’il a l’air de s’amuser en passant à gauche, à droite, devant puis derrière le bateau … et voila la bête

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10 Kgs sur le peson, pas peu fier le Chris ;)

La suite de la matinée sera un peu plus compliquée. On va pêcher des zones plus belles les unes que les autres mais les carangues n’y seront pas. On apprendra plus tard que l’autre bateau du camp les a péchées juste avant nous, ceci explique peut être cela.

On arrive à l’heure du pique nique, Armando nous trouve une plage splendide avec un magnifique sable blanc. Pendant que Jérémy et Armando prépare le barbeuc, que Chris et Ju essayent de décrocher un fruit pendu à l’arbre à 10 mètres de haut, je décide de prendre ma canne à loup ( Yakuzza 7/40 grs / Saltiga 3500 / Mister Joe ) et je pars pêcher vers la roche volcanique un peu plus loin. Une carpe rouge en chasse me fait monter sur les cailloux pour essayer de la faire mais en vain, elle ne viendra pas. Je fais un lancer vers le large sans trop y croire mais au bout de 2 animations, grosse attaque, ( je la revoie encore au moment où j’ écrie ) mais le poisson ne se pique pas. 2 autres animations et nouvelle attaque ce coup ci c’est pendu.

Je rebranche le cerveau et d’un coup me dit « putin tu es avec ta canne à loup, tu vas te faire humilier ». Julien et Chris qui sont assez loin me voient faire l’équilibriste sur les cailloux et arrivent en courant.

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Ju me rejoints à la nage avec la gopro pour faire de superbes images et pendant ce temps j’essaye de négocier avec le poisson pour ne pas qu’il aille voir de trop prêt les cailloux. Après 2 échouages loupés et une vingtaine de minutes de combat, Jérémy arrive à attraper la carangue, gros soulagement elle est enfin la !
8 Kgs de muscle du bord dans les cailloux et sur la canne à loup, je vais m’en souvenir longtemps de ce poisson

L’après midi, après avoir passé une bonne matinée sur les carangues, Armando nous amène sur des pierres à carpe rouge afin de s’amuser un peu. Ce poisson est vraiment hyper violent à la touche. On ne touchera pas de gros spéciemsn ( ou alors peut être ceux qui ont fini dans les cailloux ) mais on va se régaler toute l’après midi en enchainant carpe sur carpe et par fois même un barracuda viendra se mêler à la fête. Par contre, c’est une chance sur deux, soit tu le fais, soit il te coupe direct, Ju et Chris en feront les frais

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Le soleil commence à se rapprocher de l’horizon et il faut croire que nous ne sommes pas encore rassasiés alors on va finir par notre fameuse bière / traine / barra.

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Ce jour la, la chance était avec nous et ne nous quittera pas car on va encore piquer de beaux poissons en traine.

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On en arriverait presque à demander de ne plus avoir de touche pour pouvoir boire sa bière tranquillement.

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Chapitre II : La débacle des Top Guns ( par Ju )

Ce jour là, rien ne nous a sourit, du début à la fin.... Ce fut néanmoins une journée qui a contribué à faire de ce séjour une réussite : Quand il n’y a pas le poisson, il reste les potes et le rire, et là, on a été vernis.

Pêche en verticale le matin avec la montante : Une otholite de 600gr, un tiof moitié moins gros, un machoiron, une belle carpe rouge par Jerem qui nous prouve ainsi que la verticale, ça peut parfois marcher.

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L’après-midi au lancer avec la descendante, digestion et compagnie, ne donnera absolument rien.

On pense alors sauver la face sur le chemin du retour en traine pour le coup du soir. Nenni ! Décision est prise à l’unanimité de laisser Chris essayer de mettre au sec un barra, mauvaise idée ! Seule une flûte ne se décrochera pas avant d’arriver au plat-bord. Dommage car parmi les décrochés se trouvait un beau bestiau...

Nous rentrons au camp éreintés, nos heures de pêches vaines nous ayant plus fatigué que des combats qui s’enchainent.

L’ambiance étant plutôt bonne le soir parmi les convives, les boissons diverses sont servies à plusieurs reprises et c’est l’œil brillant que nous décidons de mettre en pratique notre spécialité : LE SURFCASTING....Oliv réussit à sécher deux barras avant de se taillader le doigt profondément en tenant la tresse avec son index à tel point que les lancers semblent vraiment compromis (Fred lui prêtera un doigtier qui lui sauvera la fin du séjour, merci à lui !). Jérémy me propose de lancer la canne qu’il venait de monter, je prends mon élan, tel un sauteur à la perche, je cours, et catapulte de toutes mes forces le montage.....sans ouvrir le pick-up (je suis excusé par mon état). Résultat sans appel.

Et voilà tout ce joyeux monde qui se fout gentiment de ma gueule, Chris le premier !

Alors que Jérémy quelque peu exaspéré recommence à monter la ligne, Chris, dans un flash de clairvoyance s’écrit : "Pas la peine ! y a encore le bdl acier sur ma canne, on a qu’à utiliser ma canne !" Mais oui ! Fais donc Chris, montres-nous un joli lancer... Alors que le foutage de gueule à mon propos continue de plus belles, Chris finit de monter le 1/2 mulet sur sa canne et arme son lancer. Nous nous trouvons tous sur les transats à quelques mètres de là, à le regarder s’exécuter dans la nuit : un geste plein de superbe, franc et maitrisé. Malgré toute la technique déployée, un "crack !" parvient jusqu’à nos oreilles. On distingue alors deux petits yeux ronds qui nous fixent dans l’obscurité, incrédules, et une voie perce le silence : "j’ai cassé la canne !!!!!!"

Je pense que nos fous rires ont réveillé les villages des îles voisines !

On analysera les raisons demain, on va arrêter là les frais... Nous sommes ainsi allés nous coucher sourire figé, abdos meurtris par le rire et rincés par cette journée foirée.

Chapitre III : La Tarponade ( par Ju )

Je me souviendrai longtemps de cette journée, la voici :

La décision a été prise la veille, avec l’inspiration dûe aux bières, vins et caïpirinhas ; 2/3 jours après le gros coeff, la descendante bien calée sur l’après-midi : tout concorde, les chances sont de nôtre côté...Seul hic, le spot se trouve du côté des eaux troubles qui jusqu’à présent n’ont rien donné et il va falloir meubler la matinée dans ce coin. On va donc commencer par quelques dérives en verticale pour voir si ces fichues otholites se sont réveillées avec option lancer si ce n’est pas le cas. Pendant que l’on fait route vers les spots à jigging, Jérémy a la présence d’esprit d’allumer le GPS qui lui a été gentiment donné au camp, et se rend compte que celui-ci n’a pas été chargé de la nuit !

Petite négociation d’Armando 2 avec Armando 1 qui nous suit dans sa pirogue, dans le plus pur style Africain et en bijago : "J’ai le moteur, et toi tu as l’essence....Aujourd’hui tu n’as pas besoin du moteur, passes moi donc ton essence". (comprendre : tu as un gps avec des piles mais sans points, moi j’ai les points dans mon gps mais pas de piles). Armando 1 nous lâche ses piles en faisant la grimace.

Après quelques dérives infructueuses, la patience en verticale n’y est plus et nous partons lancer sur une chasse qui se tient depuis un moment autour de rochers affleurants. Doublé de carangues au popper pour Oliv et moi, pendant que Chris fait je sais pas quoi au lieu de pêcher. Ensuite attaque du rocher par un autre angle et c’est moi qui me mets à faire du tricotage avec ma tresse pendant 10 minutes.

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Il est déjà l’heure de manger ; Sur la plage qui se trouve là, à la côte, merveilleusement grande et belle, du sable chaud en veux-tu en voilà et des caillasses à droite et à gauche. Le petit goût amer qu’à laissé la matinée nous pousse à lancer du pop dès nôtre arrivée, Chris part tout de suite dans les rochers de droite, peut-être inspiré par le coup de ligne d’Oliv sur un spot tout à fait similaire ???? Je lui emboite le pas, mais au stick. Nôtre Corse assure d’abord le barbeuc du midi avec une belle carpe rouge. Quand je l’entend hurler qu’une carangue a loupé son popper, je change mon leurre, lance un première fois mais pour rien. J’arme une nouvelle fois, réitère mon geste, et CRAAAAAACK ! La Dragonbait en deux ! Restons calme, soyons courtois, ça me pendait au nez vu l’état du blank. Oliv pendant ce temps tente de récupérer des forces en se reposant à l’ombre d’un baobab. Je repars à la pirogue poser mon attirail et Jérémy me propose gentiment sa canne pour continuer à popper pendant la cuisson du poisson. Je le remercie, empoigne sa canne et me remets en route pour rejoindre Chris. Je regarde la Domina et me dis "tiens, c’est la première version, kèsssadonne ?" Je lance donc mon pop là où je me trouve, pour voir comment réagit la canne à mes animations musclées, et 3 tirées plus tard, voilà la carangue de Chris qui s’en prend à mon Skagit, une, deux, trois fois, striiike ! Attaque de fou dans la vague, c’est le meilleur ! Yeeeees ! J’en tiens une belle !

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Il est l’heure de partir digérer nos excès sur le point à tarpons...

Une fois en place, Armando m’indique comment monter les lignes, je m’exécute, demandant l’approbation de mes compères sur tous les noeuds, et les mulets partent dans le courant. Mes compagnons entameront une sieste épique pendant que je dandine un sandra de 23cm avec TP de 150gr à l’aplomb du bateau. Les heures passent et rien ne se passe. Chris, alors qu’Armando le marin, Jérem le guide et moi-même le regardons et l’écoutons ronfler avec ébahissement, s’auto-réveille par son ronflement en se marrant de lui-même. Moment unique, fou rire communicatif... Voilà qui relance un peu le débat, mais qui ne fait pas pour autant avancer nôtre pêche. C’est alors qu’un tarpon nous fait un saut magistral sur les flotteurs, il n’y a que moi pour en témoigner. L’espoir renait ! Le soleil continue sa course vers l’horizon, et je veux faire un poisson, quel qu’il soit. Je me mets alors à lancer une cuillère pour faire du maquereau-bonite, pendant une bonne demi-heure sans résultat. C’est alors que......................"zzzzzzzzzzz", dit le saltiga ! Court, mais suffisamment long pour ressembler à une touche de tarpon. Il m’a fallu quelques secondes pour réaliser qu’il s’agissait de ma 30lbs, que Chris pour une fois avait bien parlé (c’est toujours la canne la plus light qui va avoir la touche, proverbe bastiais). Mais la musique s’arrête. Je file sa canne à Jérèm, qui se trouve instantanément pendu à un maquereau-bonite...Joder de puta madre diraient nos frères ibériques. Je prends quand même la canne en main et ressens deux gros coups de têtes, il est encore là !!!!! Je me reprends un rush et c’est la canne d’Oliv qui se met elle aussi à hurler, c’est le coup de feu, le matos est rangé en deux-deux, l’ancre larguée pendant que nos deux cannes se plient simultanément et que nos moulinets se vident. Malheureusement le tarpon d’Oliv décroche, il n’y a plus que moi et mon tarpon.

A partir de là, plus que des souvenirs, se sont des sensations et des émotions qui me resteront. J’ai revu toutes les pages de La Pêche en Mer que j’ai pu dévorer dans mon enfance, chapitre Outremer à l’époque, à rêver de prendre ce poisson mythique. J’ai revu toutes les claques halieutiques que je me suis pris tout seul à la pêche. Et j’ai kiffé, et j’ai sué. Comme un cochon. A Kéré et pendant la préparation du voyage, je n’ai jamais osé y croire n’y même l’espérer. C’est tout juste si j’étais ok pour "perdre une demi-journée à la calée". J’ai remercié 100 fois mes collègues, les quatre, Armando, Jérémy, Chris, Oliv. Ils étaient aussi heureux que moi et ils ont décuplé mon Bonheur. Je vous remercie encore mille fois les gars, je me l’attendais pas celle-là, mais pas du tout, et pourtant vous avez réalisé un de mes rêves les plus fous, les plus enfouis, et vous l’avez rendu encore plus beau que ce que j’aurais espéré en le partageant sincèrement du fond de vous même et en laissant éclater votre joie en propulsant la mienne vers des hauteurs vertigineuses.

MERCI !

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Il est finalement arrivé au bateau. Son sort avait été jugé rapidement pendant le combat, je m’en suis accommodé pour plusieurs raisons : mon Premier, le premier du camp (de tous les Bijagos ?) de la saison, mon envie de le toucher, de le sentir, de le photographier. Et puis il a été hissé à bord. Et là.........les émotions remontent en écrivant. Ces bêtes meurent très vite une fois hors de l’eau, peut-être écrasées sous leur propre poids tout à coup. Cela m’a fait quelque chose de voir ce géant partir, ses grondements caverneux résonnent encore en moi.

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Oh ! On l’a faite c’te tarponade ou pas ?!

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Chapitre IV : Formosa « la Maravilhosa ». ( par Chris )

Après une dernière bière, Armando nous souhaite bonne nuit en nous disant : « la marée est bonne demain, départ 8h direction the Spot : LE banc de sable de FORMOSA ».

Autant vous dire que le lendemain on était à l’heure, Jeremy ne sera pas du voyage, il partira avec un groupe de « Touristes » Italiens…. 45 minutes de navigation plus tard, et nous y sommes. Le spot est juste magnifique un banc de sable immense entièrement recouvert à marée haute, l’eau en s’échappant du banc à la descendante forme un petit canal, les petits poissons s’y engouffrent et les prédateurs les y attendent ^^. Des Pélicans, et des petits échassiers présents en nombre attendent eux aussi le début des hostilités. Ça sent bon !!!

L’ancre n’est pas jeté que nous sommes déjà sur le sable et sans attendre les poppers et autres stickbait partent nager. Les barracudas sont bien présents et de belle taille, ils chassent dans nos pieds, des explosions et des chandelles énormes nous font sursauter, quel spectacle que de voir ces poissons sauter à 2 m hors de l’eau. Mais la mange est si abondante, qu’ils rechignent nos leurres et tapent plus volontiers dans les mulets. Oliv réussira quand même à en leurrer un, avec sur un loaded coulant coloris naturel.

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C’est alors que Ju décide de faire encore plus de bruit et passe sur un Dumbell Pop 150, je lance un mister joe juste sous son popper, deux anim Pan !! Pendu !!! C’est lourd ça tient le fond et……..AAahhhhhhh décroché !!!!.... Au tour de Ju d’être attelé,…. une belle carangue a pris son dumbell mais elle se décroche après un joli Rush …
Je change pour un popper et au deuxième passage …. la première carangue du jour est mis au sec.

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Sur ce notre guide nous demande d’embarquer ??? Maintenant que ça commence à bien bouger ?
Il nous a toujours bien conseillé alors on le suit. Quelques centaines de mètres plus au sud à l’entrée d’un bolon un petit banc de sable au milieu de nulle part ? À peine quelques mètres carrés ? On ne va pas descendre là ? La mer est en train de monter !! Ju nous lance « behh on verra bien, on laisse tout le matos, on prend juste une canne et un pop ».

On commence alors à popper les pieds dans l’eau au milieu de l’océan et là … La folie commence …

« Ju pique la première, une belle qui joue avec le courant et fait bien plier le carbone de la nexave.

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A peine au sec ju prend le poisson qui lui échappe et le voilà piqué à son tour avec un st66 2/0 dans le mollet et une carangue de 4 ou 5 kilos qui continue à gigoter au bout. Je ramène à toute vitesse pour venir lui filler un coup de main et PAN… me voilà pendu moi aussi à une belle hippo…

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Poisson au sec, suivi de près par olivier nous arrivons juste à temps… Ju qui n’a de cesse de répéter : on ne retourne pas à Kéré avant ce soir….on ne retourne pas à kéré…. Et sur le point d’entailler son mollet avec un opinel tout rouillé…. Je lui enlève le couteau des mains, il saisit alors le triple avec une pince et tire de toutes ses forces (on ne savait pas que la peau humaine était si élastique ^^) et ça fini par venir… Après 1 cri de soulagement, 5 minutes et 3 lancés plus tard le voilà pendu de nouveau ^^

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Les poissons s’enchaîneront ainsi pendant une bonne ½ heure, et on finira avec de l’eau jusqu’à la taille. Un moment de pêche simplement magique qui restera gravé dans nos mémoires pendants encore longtemps …

Chapitre V : Formosa « la Maravilhosa » nous revoilà ! ( par Chris )

On prend les mêmes et on recommence. Après le carton de la veille, le choix pour notre dernier jour de pêche fût vite fait et c’est sans hésitation qu’on proposera à Armando de nous guider une nouvelle fois sur ce spot d’anthologie. Départ 8h direction Formosa accompagné par Jerem qui partagera avec nous ce dernier jour de pêche au paradis.

Seul bémol nous sommes suivis de près par le groupe d’handicapés Italiens qui ont eu vent de nos résultats de la vieille, et ont demandés à nous suivre. Arrivé sur le spot Ju et oliv décident de prospecter le petit canal au sud et moi la pointe nord du Banc. Les Italiens ont amenés leur matériel de surf, ils callent 3 cannes avec des morceaux de poissons et en attendant les touches, essaient de lancer quelques popper. A la callée, ils sortiront plusieurs Barra de très belle taille entre 8 et 12 kilos.

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Mais ce qui nous intéresse c’est la pêche au lancé et ce matin les poissons sont difficile malgré notre persévérance pas de touche. Oliv pique tout de même un petit Barra, et ju décide de gratter le fond à la recherche d’un Cobia, il passe alors sur un PN coulant (Shibuki). Et la….. grosse touche…….. grosse bagarre, impossible de prendre 1 cm de fil au poisson, on y croit mais point de Cobia, après une belle baston se sera une fishery magnifique approchant les 10 kilos qui viendra se rendre sur la plage.

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Comme la veille c’est l’heure de rejoindre le spot magique…. A peine descendu du bateau que nous voilà repartis car une chasse énorme éclate à quelques centaine de mètres. Une fois sur place plus aucune activité, il faut popper elles vont remonter…. Et là je connaitrai le meilleur moment de mon séjour ^^ Premier lancé, 4 ou 5 carangues évalués entre 8 et 12 Kilos se disputent mon popper fétiche … Elles sont là, Oliv pendu ….Je relance PAN grosse mémère accrochée après un gros rush elle se décroche……… AHH HAaaaaaaaaa Ju…..pendu…….. Je lance une troisième fois une pastèque suit jusque au bateau elle rate mon popper une fois deux trois, à 2 mètres devant mes yeux elle arrache le popper crève la surface et repart à toute vitesse, frein trop serré le nœud de raccord ne résiste pas et explose littéralement ….. Re…AAHAHH HA aaaaAaaaaaa (Au revoir le leurre Fétiche ^^) Restons calme ne nous énervons pas, restons poli…. En un clin d’œil je saisi ma deuxième canne, …. A ce moment-là Jerem => Pendu….. Devant ces trois pêcheurs chacun attelé à un poisson de plus de 8, je lance dans la chasse devant moi, l’eau bouillonne, les mulets fuient le carnage, elles sont là presque à portée d’épuisette…. et Crac ^^ la pointe de la canne casse ????!!!!!! Bizarrement cette fois ci je n’ai pas crié, j’ai bien ouvert la bouche mais aucun son n’en ai sorti ^^. Je me suis gentiment assis à l’arrière du bateau à côté d’Armando et j’ai regardé patiemment mes trois collègues (hilares) travailler leurs fishery. Jerem sortira un magnifique poisson de 11 Kg

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Le groupe d’Italiens et leur guide ont vu la scène et arrivent eux aussi, mais il est déjà trop tard et les poissons ont disparu. Direction le petit banc de sable magique ^^

On commence à popper au début sans succès, en bon Corse que je suis, je rouspète, et je me plains à Jerem : « j’aime pas les Italiens, ils sont vieux, ils sont co…, ils comprennent rien, on était tranquille, pénard entre potes et ils viennent nous casser les C…., pourtant c’est pas la place qui manque etc….etc…. » et BouMmm…. une belle fishery vient m’interrompre (les Italiens sont devenus mes copains en une demi seconde ^^)

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Oliv aussi tape une Fishery et une belle mémère qui plie le Carbonne de la hart popping…

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Chacun tape 3 ou 4 poissons, et même mes copains transalpin réussiront à piquer une carangue chacun.

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Un régal de l’eau jusqu’aux genoux au milieu de l’océan des moments inoubliables… C’est l’heure de la bière fraiche et du carpaccio de carangue à l’ombre d’un Baobab ^^

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L’après midi sera hyper relaxe, toujours une pêche dans les palétuviers / cailloux pour chercher une grosse carpe rouge ( qui manquera à notre séjour ) et des carangues qui elles étaient bien présentes.

Encore une dernière photo tout en couleur et il est maintenant l’heure de rentrer pour boucler les valises, que c’était bon ...


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