Was Peche

Un poisson inattendu

samedi 29 septembre 2007 par Congriste

Alors que l’automne est bien arrivé, Olivier nous remet dans le bain avec, comme l’indique son article, un poisson inattendu.

Il est 5 heure du matin, le réveil sonne une fois de plus pour nous guider vers notre passion. Rendez vous à 6 heure au bateau pour une sortie au thon rouge. Nous passons chercher les cagettes de sardines, nous sortons les cannes de la voiture, la glacière, à ne pas oublier !!! et c’est parti. Aujourd’hui c’est décidé, nous allons chercher uniquement les gros poissons, pour cela direction les fosses à 37 miles des cotes. Quand nous sortons du port, il fait encore nuit. D’autres bateaux nous rejoindront en chemin.

En chemin, nous passons devant de nos nombreuses chassent de thons, ils sautent à 1 mètre au dessus de l’eau, les oiseaux plongent dedans, des vrais chassent ! Ils sont trop petits ( et oui on devient difficile, l’objectif est plus loin), alors nous faisons route. 2H30 plus tard nous arrivons au spot, le fond varie entre 130 et 220 mètres. Aucun vent, nous décidons de nous mettre en dérive, cela est beaucoup plus péchant. Il est maintenant temps de mettre les cannes à l’eau. D’abord la plus profonde et ainsi de suite.

Il nous faut maintenant brouméger, le poisson ne viendra pas tout seul.

Les heures suivent et se ressemblent, rien au sondeur, rien dans le broumé, le désert !!! Et puis soudain, une chasse à 300 mètres derrière le bateau, les petits thons sont la. Pendant 5 minutes, ils ne cesseront de chasser en surface. Nous intensifions le broumé pour essayer de les faire venir, rien à faire, ils ont déjà leur garde mangé et le ventre plein ! Afin de tuer le temps lorsque je ne suis pas au broumé, je prends les poppers de ma boite et je m’amuse.

Il est 3 heures, le sondeur n’a pas bipé une seule fois dans la journée, aucune touche, qu’est qu’on fait ? Les cannes en 50 lbs sont prêtent, pourquoi pas essayer d’éviter la bredouille en traînant ? D’accord, nous remontons les cannes, le moteurs en route, direction la bouée de Sète à 7 nœuds. Nous plaçons 3 cannes en traînes, chacun la sienne. 2 leurres de 14 cm et un de 18 cm ( je trouve ces leurres énormes … )

5, 10, 15 miles plus tard, toujours rien, le sondeur vide, aucun oiseau …. Ce ne sera pas pour aujourd’hui. On remonte les cannes à traîne et nous allons essayer plus proche de la bouée où nous avons vu les chasses le matin. Les cannes sont en place, 5 minutes après écho au sondeur à 10 mètres de fond, et c’est parti sur une canne quelques secondes après. La personne à la canne pompe, on voit le poisson arriver, c’est un thon, certes pas gros.

Une fois à la surface, on aperçoit 2 leurres dans sa gueule. On le remonte sans le gaffer, on essaye de le décrocher sans trop lui faire mal et le fil casse.

J’avais bien sur vu le deuxième leurre qu’il avait pris, c’était le mien. Je prends vite ma canne et c’est parti pour un deuxième combat.

Le poisson vient assez facilement, on le hisse à bord, on décroche les leurres et le voilà reparti dans son élément. C’est mon premier thon à la canne, je suis hyper heureux. Pas de temps à perdre, il n’était peut être pas seul. Les cannes sont remise à l ‘eau. Je lâche donc du fil sur mon moulinet mais mon leurre n’arrive pas à accrocher. Je le remonte, vérifie que le fil ne ce soit pas pris dans les triples et je le remets à l’eau. Même scénario, mon leurre flop à 75 mètres derrière le bateau … Agacé, je lâche d’un coup plusieurs mettre de fil, c’est bon, le fil est tendu il est en « position » de pêche. Je sers le frein, le fil par encore, je sers encore un peu plus, la canne est plié en deux, le fil par encore. Je prends vite la canne en main et sent qu’il y a quelque chose au bout. Vite, je cris de couper les moteurs, ça a l’air gros.

Canne dans le baudrier, c’est parti pour un joli combat. Le poisson reste en surface, bizarre … ce n’est pas d’un thon.

Il n’est plus qu’à 15 mètres derrière le bateau, toujours à la surface et on commence à voir une lueur dans l’eau. « CE N’EST PAS UN THON, C’EST UN ESPADON !!!! ». L’adrénaline monte encore plus, le stress aussi. Je ne lui prends plus de fil, il a peur du bateau. Il me met des gros rushs, dur de le retenir ! Il commence à passer devant le bateau, puis soudain il par dessous le bateau. Je tiens la canne à bout de bras, pointe dans l’eau, pourvu qu’il n’attrape pas l’hélice !!! Marche avant toute, le fil par vers l’arrière du bateau. Plus que 50 cm, 40cm, 20cm, c’est bon le poisson est passé sur l’arrière du bateau.

On prend le carnet de pêche pour vérifier la maille, et on s’aperçoit que ce n’est pas un espadon mais un Spearfish !!! Aucune maille de prévu pour ce poissons ( soit 12 cm … ), on prend la gaffe, il arrive à distance, c’est bon il est gaffé. Le poisson est monté à bord, je suis le plus heureux, j’ai le sourire jusqu’aux oreilles !!! C’est maintenant parti pour la séance photo afin d’immortaliser le poisson. Il accusera pas loin des 180 cm ( je ne mesure pas loin de 2 mètres pour avoir une référence sur la photo ) pour 12 Kgs.

Nous décidons de rentré, nous avons largement sauvé la bredouille.

Encore quelques photos pour clôturer la journée.

La mer nous révèle bien des surprises. Il ne faut pas croire que le méditerrané est « morte », les poissons sont là. Certes il y en a moins, mais ils se sont aussi éduqués, il faut donc avoir « un peu » de chance, et j’espère qu’elle tournera bientôt de votre coté. Une journée que je ne suis pas prêt d’oublier, maintenant c’est parti pour les études, vivement l’été prochain !!!


Accueil | Contact | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 3173 / 628363

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site LE CABANON  Suivre la vie du site Récits de pêcheurs  Suivre la vie du site Traîne hauturière   ?

Site réalisé avec SPIP 3.0.17 + AHUNTSIC

Creative Commons License