Was Peche

Black-bass du Gers, et mouches débiles

mercredi 24 octobre 2007 par Congriste

Encore de l’eau douce mais cette fois des black bass à revendre et toujours de très belles photos qui avec leurs tons de vert changent de notre bleu. Raconté par John.

Bien le bonjour !

Me revoilà avec un sujet marrant : le black-bass sur mouche débile.

Au début de l’année je vous ai parlé de mes black-bass du Gers (étangs que j’avais empoissonnés en poissons du coin il y a 10 ans). Depuis, j’ai fait deux sessions de sorties sur place, et à chaque fois j’ai initié une personne, pêcheur mais qui ne connaissait pas le poisson. Il ressort que : c’est quand-même un poisson qu’il faut connaître pour être productif ET c’est un poisson très ludique !

Bref, sur l’année je suis à 185 black-bass sortis de l’eau, dont une dizaine dépassant légèrement le kilo. Je totalise une douzaine de sorties. Et j’en ai relâché plus de 95 pour cent.

Sans prise de tête, voici quelques photos. Tout d’abord notre principal plan d’eau pour les sorties d’avril.

Un lac d’irrigation peuplé essentiellement de tanches et de black-bass.

Les tanches y jouent parfois en surface...

J’amène un pote sur place et on commence la partie. Nous faisons essentiellement des coups du soir, deux heures avant le coucher du soleil. Prends n’importe quelle leurre de petite taille, et tire par ici, lui dis-je... A cet endroit une pente douce dans le virage de l’étang donne une superbe planque à nos poissons chasseurs.

Bingo... Il est petit, mais ça promet.

Une petite soirée d’initiation tranquille avec des specimens de petite taille... gardés en bourriche pour la photo et remis à l’eau. En avril l’eau est froide, la pêche au leurre est moins folle qu’en été.

Néanmoins, la perspective de prendre un gros specimen tel que celui-ci nous pousse vers l’avant...

Nous changeons d’étang et je décide de fabriquer une mouche... pas comme les autres. En effet voilà des années que je regarde les émissions de pêche avec les gars qui fabriquent des mouches à base de matériaux nobles : cou de cock, oreille de faisan, poil de bison, etc. Connaissant le black-bass, je me dis qu’il faut une mouche : lourde, solide, et aggressive. Je décide d’en faire une avec les matériaux les plus communs. J’en ai donc fabriqué une avec : de la ficelle à paille bleue, une plume de canard qui traînait dans la boue, un lien pour sac congélation, un lien de sac poubelle, de la colle néoprène, de la tresse à carpe. Le corps est constitué de ficelle à paille enroulée, Les ailes sont faites en lien de sac poubelle, et le reste est disposé à peu près n’importe comment. Une mouche presque cent pour cent plastique !

Je précise que je n’ai pas de canne à mouche... Je pêche avec un lancer léger.

Première descente à l’étang... Premier lancer, hop un poisson !

Je suis comme un fou avec ce leurre fabriqué à l’arrache... Je m’éclate pendant plusieurs jours avec. Il est à noté que certains poissons difficiles qui ont boudé la cuiller ou le leurre souple bondissaient sur la mouche ! Celui-ci par exemple :

Mon ami prendra également du beau peil sur poisson-nageur :

On notera que pour les nouveaux habitués à d’autres carnassiers au leurre, comme le brochet, il y a énormément de décrochés au début : la bouche du black-bass est très fragile, il est très nerveux, il ne faut pas trop le brider et l’empêcher de sauter pour faire son marlin. Aussi, c’est un peu frustrant au démarrage, mais une fois qu’on sait agir avec douceur et sans jamais détendre le fil, on arrive à un très faible pourcentage de relâchés.

Voilà, depuis cette date j’ai fabriqué trois autres mouches dans le même genre, et nous avons fait en aout des sorties complètement dingues en pêchant avec ces leurres sur lancers légers. Bref, la mouche au lancer, c’est bien. Nous pêchons aussi au popper en surface, bien sûr.

Quand la lassitude de pêcher au leurre s’installe, nous capturons une sauterelle est la laissons dériver au bout d’un buldo... L’attaque est foudroyante en surface. Idem avec des petits vifs en laisse. Ou bien des lombrics sur petite bouée.

Ha, que j’aime ce poisson !

Voici les photos qui manquaient de la session du mois d’aout.

Au menu, on peut voir que la théorie du réflexe d’aggressivité est bien fondée

Sur les photos suivantes, un black-bass que nous avions vu chasser dans un banc de rotengles quelques minutes auparavant a mordu sur une de mes mouches débiles, et ce avec un beau rotengle dans le gosier !

Observez la taille de sa proie... La mouche pourtant de taille honnête semble par ailleurs complètement perdue dans sa bouche.

Les photos suivantes montrent un black-bass très cruellement blessé par un héron. Le bec n’a pas réussi à assurer la prise assez longtemps, mais le trou supérieur est si profond qu’on peut voir l’intérieur de son corps (je doute qu’il survive...).

Et pour finir l’un des beaux rotengles du lac, celui-là pêché à la surprise en surface, avec une sauterelle ou un bout de pain relié à un simple fil, et lesté d’un demi-bouchon de liège fixé par un tour mort.


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