Was Peche

Sunday afternoon on the Baja

jeudi 12 juin 2008 par Congriste

Il est des saisons comme ça, on ne sait pas pourquoi, ça veut pas venir. Pourtant on avait tout mis de notre côté, voire même un peu plus pour certains. Mais faut croire que les poissons des abysses n’aiment pas trop le disco. Heureusement que le palisir de se retrouver en mer compense e manque de poissons. Raconté par Xander.

ou " la fièvre du dimanche après-midi sur le Baja" pour les non-rosbeefophones...

Y a des jours comme ça, où quand on se lève en pleine nuit pour partir pêcher avec les copains, on se dit " tain, ça va être une journée incroyable !!!"

Et là, ce fut le cas. On s’attendait pas à ça, du moins pour ma part, mais ce fut au delà des délires les plus fous...

Pourtant rien d’anormal au cours des premières heures. Rendez-vous au tout petit matin au garage de Jack pour charger la voiture, et nous voilà parti, le coeur vaillant et des espoirs plein la tête, direction La Londe afin de retrouver le célèbre destrier de Jack : Le Baja !

Mais même lui, qui a du en voir pourtant, ne devait pas s’attendre à être le théatre de tels évènements en ce dimanche d’élections.

Arrivés au port, où nous retrouvons Ber et Franck qui complètent de fort belle manière l’équipage du jour, il fait.... comment dire... un temps à ne pas mettre un Rason dehors !

Allez, vous croyez que je gualège encore, mais non, point du tout. C’est tout juste si on a pas vu des pinguins faire quelques plongeons du ponton où est accosté le Baja, au milieu des icebergs qui se baladaient dans le port...

Mais bon, il en faut plus pour décourager une équipe remontée à bloc pour aller en découdre ( je vous abstiendrai de tout commentaire sur mon utilisation de ce verbe... merci par avance) avec les monstres qui hantent nos chères abysses.

Et avec le Maître des abysses en personne à bord, c’est le coeur brave que nous prenons la direction des fosses porquerollaises.

Pendant le trajet, alors que Ber, Jack et moi-même discutons de la stratégie du jour, Franck enfile sa tenue du jour dont je vous laisse seuls juges...

Bien évidemment, ce jaune qui ferait palir de jalousie Lionel ou Wallace ne manque pas d’amuser Ber et Jack, détendant l’atmosphère et allégeant quelque peu nos frêles épaules de la pression que les niçois nous ont mis la veille.

Concertation afin de déterminer le plus judicieusement l’endroit où vont tremper nos sardines, positionnement, et c’est parti, les hostilités peuvent commencer !!!

Et là, tout bascule...
Ce qui devait être une journée de pêche abyssale des plus réussie vire au drame...

Pour tout vous dire, on a perdu Ber...
pas au sens propre du terme bien sur, mais on l’a bel et bien perdu petit à petit tout au long de la journée...

"Mais qu’a-t-il bien pu se passer pour en arriver à un tel résultat ?", devez-vous vous dire, la bave au coin des lèvres d’impatience en attendant la suite... ben je m’en vais vous l’expliquer.

Tout se passait pourtant bien, on était tranquillement en train de préparer nos armes respectives quand Franck sorti l’objet qui fit tout basculer...
Je sais pas trop comment le nommer. Appellons le " LE DISCO SEASTAR"
Voyez vous-même...

Incroyable, non ?

Avec un tel engin au fond de la mer, il ne manquait plus qu’une boule à facettes sur un autre montage et les merlans et autres fielas pouvaient se faire un Saturday night Fever iodé...

Et ce fut le début de la déchéance de notre Ber. Il n’a pas pu supporter la vue d’un tel engin, et limite on le comprend...

A partir de là, Ber n’était plus que l’ombre de lui-même. Il est loin le temps où Congriste portait si bien son surnom. Et presque il fait peine, non ? Regardez son air hagard quand il prend son seul poisson de la matinée...

Seul jack ne semble pas déstabilisé par le DISCO SEASTAR

D’ailleurs, c’est lui qui tire le mieux son épingle du jeu en sortant le premier merlan de la journée, sauvant par la même occasion l’honneur du Baja,

ce qui donne lieu à de superbes staches venant compléter la collection de Gigi.

Mais sans un Ber au top, il fut difficile de pouvoir rivaliser avec les très beaux tableaux niçois du samedi.
Je pense qu’en fait, au fur et à mesure que la journée se déroulait, Ber a du commencer à avoir peur de Franck ( charmant garçon au demeurant). il faut dire que c’était la première fois, il me semble, qu’ils se retrouvaient ensemble pour une partie de pêche. Et du coup, alors de Jack et moi sommes rodés aux excentricités du loustic, ben on a oublié de prévenir Ber...

On a bien vu l’évolution au moment de l’apéro, qui fut loin d’être frugal âr aiùùeurs : foie gras, paté de grive, pizzas, le tout accompagné de fly et Jack Daniel’s singel barrel et autre petit blanc pas piqué des hanetons...

Regardez son regard apeuré. Si en terres niçoises Ber ressemblait à Jason, le lendemain c’était plus aux victimes de ce dernier qu’on pouvait le comparer. Tain, ça me fait froid dans le dos quand je regarde ces photos...

C’est alors que tout s’est accéléré, le manque évident de poissons à bord n’arrangeant pas les choses, bien au contraire.
Peut etre qu’un beau fiéla aurait pu sortir notre Ber de cet état.
Mais c’est à croire que même Neptune, voulant se venger des fabuleuses pêches réalisées par le passé par le radesudiste, avait décidé de le laisser s’enfoncer dans ce trouble sans fond.

On a même cru, à un moment, qu’on l’avait perdu pour toujours. en le voyant porter son baudrier d’une manière des plus explicites, et nous remémorant la couleur de la nappe qui avait orné la table du Gari il y a peu, on s’est demandé si Ber, dans un accès de folie, n’avait pas viré sa cutie...

Mais non, ça ne pouvait être à ce point quand même... son esprit était tellement embrouillé, pire que nos lignes avec un vent et un courant inversé, que la folie le poussa à se transformer en son pire adversaire, j’ai nommé le radenordiste.

Heureusement, à la suite de cette crise de Pescarelègue aigüe, Ber redevint le Ber que tout le monde connait et que nous aimons tant, le boucher de la Grande Bleue, l’écarisseur du Frioul...
Un merlan et un sévereau plus tard, Jack, Franck et moi fument soulagés de renvoyer le marsaillais dans ses terres en "presque " parfaite santé. Tain, on l’a échappé belle les amis, j’vous dis pas les représailles du Massilia Gang si on avait abimé un de leurs membres...

Voilà, une sortie d’un autre monde, peu concluante sur le plan halieutique, mais qui n’a pas été de tout repos...

A bientôt pour de prochaines aventures, qui je l’espère seront plus chargées en poissons qu’en frayeurs...........


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