Was Peche

Le loup de la chandeleur

vendredi 8 juin 2007 par Congriste

Par un froid et humide mois de février sous un ciel gris menaçant, je suis dans mon petit pneumatique et je suis fou de joie : je n’en prendrai plus jamais de plus gros, tout au moins sous l’eau.

En ce matin de février j’ai amené ma petite fille à la maternelle (depuis elle a l’âge de conduire toute seule), accroché le petit Bombard C3S à la 205 et pris la direction du glacis de la Pointe Rouge.

Après le traditionnel et douloureux moment de mettre la combinaison mouillée (et oui, le néoprène refendu ça glisse pas) direction les iles. Traditionnel petit arrêt sur Tiboulen de Maïre, pas de loups qui passent dans le coin mais le courant est orienté Est ce qui est plutôt bon signe. Ensuite passage sur les Farillons à l’autre extrémité de Maïre et un petit loup qui se laisser bercer par le courant dans la faille de l’îlot le plus en terre finit dans le bac.

Tiboulen de Maïre

Les Farillons

Je continue mon circuit traditionnel par l’escalier et la pierre à Briançon sur Jarre, puis la pierre qui tramolle sur Plane (elle ne tramolle plus, elle est tombée il ya quelques années), rien du tout. Il est 2-3 heures de l’après-midi, je commence à être un peu fatigué et à avoir froid. Normal, l’eau en cette saison est à 12°C environ et dehors il fait encore plus froid.
J’arrive sur Riou. L’îlot Moyade est occupé, je vais donc me caler sur les Moyadons. Je fais quelques agachons dans 3 mètres d’eau entre les 2 petits écueils, face au courant, j’y ai quelquefois eu d’excellentes surprises. Mais cette fois rien.

Je décide donc d’aller me caler à proximité d’une faille bien sombre qui sert de frayère en hiver. Et là je suis attiré par un petit loup qui entre et sort de la frayère. Presque en bout d’apnée, comme rien ne vient je me rapproche silencieusement pour essayer de voir s’il y a autre chose à l’intérieur de la faille et c’est à ce moment qu’une énorme femelle, qui vient probablement de terminer de pondre, pointe le nez suivie par 4 ou 5 mâles plus petits. Je suis encore loin mais je sais par expérience que si un des petits mâles se met à gicler ils vont tous faire de même. Et puis la cible est quand même grosse. La tahitienne rentre juste derrière la tête, et alors que j’entame ma remontée je sens que c’est lourd, elle est bien prise. Arrivé en surface je l’attrape par les ouïes et crie ma joie dans le tuba. J’ai déja pris des loups de 4 et 5kg mais celui là est encore plus gros.

Une fois remonté sur le bateau, je ne sens plus la fatigue mais j’ai plus envie d’y retourner et je rentre à la maison. Au passage je passe chez les parents pour montrer mon trophée ; Le padre me fera la pesée différentielle sur le pèse personne de la salle de bain (8kg800 mais avec ce genre de balance c’est plus ou moins 500g !) et surtout la photo. Le flash ne marche pas mais c’est pas grave, on le voit, celui qui restera mon plus gros loup en csm.


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