Was Peche

Ma belle sériole

lundi 18 juin 2007 par Pesca

Récit de Richou, un ami , une belle journée dans le courant

Nous chasseurs sommes plus que limité par la profondeur. Surtout pour la pêche à l’agachon ou il faut attendre que le poisson vienne à porter de tir, tout en se gardant une marge pour rejoindre la surface.
C’est pour cela que nous sommes à l’affût des gros changements de temps, et que nous n’ hésitons pas à chasser dans le gros temps et le courant parfois fort. Le poisson remonte alors des profondeurs et se rapproche des côtes facilitant ainsi les rencontres.

Cela faisait quelques jours que le vent d’est soufflait, la renverse d’ouest annonçée par la météo promettait de belles conditions. Et tout cela en plein week end, quelle chance.
Rendez vous pris pour samedi après midi, car le vent d’ouest aura pris depuis le matin et je crois dur comme fer à une journée d’exception.
Arrivée à planier vers 16h30 . Incroyable, la mer formée a découragé tout le monde, nous sommes seul un samedi après midi .....hallucinant.
Nous sommes au mois de mai, l’ eau est chaude pour la saison, mais encore claire, trop claire. Comme prévu la renverse a eu lieu le courant d’ouest a pris et le poisson est là, mais pas énorme.
Beaucoup de poisson entre 1 et 2 kg seront vus, mais très peu seront pris. 3 petits dentis feront les frais de mes agachons ce soir là, en 4h30 de pêche et 62 agachons.
Agachons longs et difficiles, l’eau claire décuplant la méfiance déjà légendaire des dentis. Ce soir là j’ai même aperçu des liches et des bonites. J’espérai mieux, mais bon, je ne suis pas fani alors.......

Le lendemain levé 4h du mat’ , il faut être les premiers. Arrivés sur place nous sommes très excités. On sait que le poisson sera encore là et on a hâte d’en découdre avec ces diables de dentis. On se partage la zone et très vite on enchaîne les apnées.
L’eau ne c’est pas salie depuis la veille au soir, se sera donc encore difficile aujourd’ hui, ce n’est pas vraiment grave parce que le simple fait de voir du poisson nous comble.
Et du poisson on va en voir, et des gros, vraiment du beau poisson.
Loups, liches, bonites, dentis, dorades.........c’est fou, on se demande d’où y sort tout ce poisson.
Ah cette satanée eau claire.......en deux heures de pêche tout le monde est fani.......Pourtant y du poisson c’est pas possible........cela fait deux heures que je suis sur des dentis dans une 15éne de mètres de fond et y a pas moyen de lâcher un coup de fusil.............j’en ai marre je vais changer de coin c’est décidé. Mais pas avant d’avoir tenter le tout pour le tout........Un dernier agachon plus profond .......là où, les dentis que je dérange depuis prés de 2 heures sont allés se réfugier.
Je suis bien relâche, je me ventile profondément............les yeux fermés j’entame ma descente après une dernière inspiration profonde......je compte dans ma tête les secondes........cela m’ aide à me concentrer .........17.........18........j’ouvre les yeux car je sais que je suis bientôt au fond. 19 mètres au compteur. Je me dissimule dans les posidonies qui recouvrent le fond, une immense prairie verte foncée. Au bout de quelques secondes.....venant droit sur moi comme aimanté par la pointe de mon fusil..........un gros dentis arrive, seul, sûr de lui ........avec son regard sévère de prédateur qu’il est.
L’ instant est magique, je fait durer le plaisir .........à 2 mètres, peut être moins, de la pointe de la flèche le denti amorce un virage..............le tir est instantané........de trois quart face ........le poisson traversé par la flèche amorce un démarrage puissant..........mais c’est trop tard pour lui..........je lui donne le fil nécessaire ........et rejoint la surface épuisé mais heureux
Le poisson c’est calé dans les posidonies et je préfère redescendre pour le récupérer. Il accusera 4.2kg sur la balance je suis comblé.
Bien sur j’ai sauvé la fani mais il reste du temps,je décide donc de changer de coin.

Les deux heures qui suivront seront tout aussi difficiles. Toujours beaucoup de poisson mais peu de réussite. La partie de pêche est bientôt finie, j’ai très envie de faire un dernier coin, ,j’ai bon espoir de concrétiser une capture. Mais voila, c’est loin et j’ai le courant de face, avec 5h de pêche dans les cannes c’est pas évident. Allé courage j’ y vais.
25 minutes de palme à contre courant, et tout ça pour quoi ? Pour tomber nez à nez avec mon ami qui me dis :
- "2 heures que je suis là, j’ai tout manqué, j’ai vu des loups des dentis des bonites et j’ai tout manqué. J’en es marre, je retourne au bateau."
Aie aie aie , le bateau, on va partir dans 10 minutes. J’y crois encore et je me remets en quête de mon poste d’agachon qui n’est plus très loin maintenant. J’es pas palmé tout ça pour rien. je lève la tête et vois mon ami qui remonte l’encre du bateau. Je me ventile.
En levant la tête pour voir ou il en est, je constate qu’il vient de récupérer le troisième pote qui fait le bord. Vite.............avant qu’ils n’arrivent un dernier agachon.........j’ai pris soins d’encré ma bouée à quelques mètres en amont du courant pour ne pas effrayer d’éventuelles proies. Enfin ça y est je suis prêt..........il n’y a pas beaucoup de fond tout juste 13/14 mètres ........arrivé au fond je me cache et commence à appeler..........rien ..mon collègue aurait il tout fait fuir ?
J’ insiste de toute façon c’est ma dernière apnée alors...........la mange est bien là ,pas énormément, mais suffisamment pour me prévenir de l’arrivé d’éventuelles prédateur alors je l’ observe attentivement, toujours en balayent du regard en de lents mouvements de droite à gauche,.............au bout d’une bonne minute, soudain, j’aperçois la mange qui réagit sur ma gauche........elle s’écrase...........
Ce sont des liches (des sérioles mais j’aime bien le mot liche J ) .........il y en a trois , incroyable.......je n’y croyais plus vraiment mais elles sont bien là .............elles nages assez vite et en plus elles vont me passer trop loin pour que je tente un tir.............je dois réagir ............je les appelle d’un bruit de gorge discret........juste se qu’il fallait, elles amorcent un petit changement de direction et maintenant elle vont me passer juste devant.............vite la plus grosse...la plus grosse........BANG mon cent-vingt double sandows crache son venin. la flèche traverse la liche juste derrière la tête .........le démarrage est fulgurant............ ce n’ est pas la première liche que je tire mais n’es jamais eu la chance d’en sortir une, à chaque fois, le poisson a été plus fort que moi.............mais ce coût ci, non, je ne vais pas gâcher cette chance........enfin du moins j’espère car à peine arrivé en surface mon moulinet fait une boulette et se bloque. ..........surf sur quelque mètre, la liche tire fort.........très vite je nage dans sa direction pour limiter le traction sur le fil............elle amorce un virage..........je gagne du fil..........elle repart et me reprend du fil ...........elle force comme une danée pour aller se frotter contre le fond .....je dois la contrôler tout en faisant attention à ne pas tirer trop fort ..........si le fil casse c’est fini.
je lève la tête et je vois mes amis qui arrive
- "LICHE ...LICHE" je crie comme un gaga
- J’ AI TIRE UNE LICHE VITE DONNE MOI UN FUSIL CHARGE"
Lorsque je remets la tête dans l’eau je constate que la liche s’est calée entre deux roches, le ventre à l’air............aurait’ elle renoncé ?........l’hémorragie aurait elle fait son oeuvre ? peu importe j’ai un nouveau fusil dans les mains......... je fonds sur elle et tire en pleine tête, 5 minutes à peine après mon premier tir ; 5 minutes d’adrénaline pur.
Je crève la surface en hurlant de joie, cette fois si ça y est j’ai fait une belle sériole : 22kg.

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